• [DC] Prologue : Un mariage de printemps (5/5)

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps (5/5)

    Le cœur de la jeune fille battait la chamade en arrivant devant la fermette de Martial. Elle était parfois passée devant lors de ses promenades sans y faire attention. Comment aurait-elle pu imaginer un jour en devenir la maîtresse de maison ? Elle redoutait de suivre son mari à l'intérieur, mais la nuit s'était si brutalement rafraîchie que de légers flocons de neige commencèrent à tomber du ciel noir, la faisant frissonner de froid et rechercher la chaleur d'un feu.

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps (5/5)

    Elle ne s'attendait pas au choc qui la saisit quand Lambert et elle s'engouffrèrent à l'intérieur. La fermette était constituée d'une seule et unique pièce à vivre, rudimentaire, dont le sol de terre battu était recouvert de paille pour l'isoler du froid, et comble de l'horreur, elle s'ouvrait sur l'étable d'où lui parvenaient les souffles chauds des animaux de la ferme.

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    Un chien fit joyeusement la fête à Martial Lambert et elle apprit qu'il s'appelait Gambetta, comme l'homme politique qui s'était opposé au Second Empire, avait organisé il y a quinze ans la Défense nationale contre l'occupant prussien avant de concourir à l'avènement de la IIIe République. Pas la peine de se demander où allaient les sympathies politiques de son mari ! Elle était d'ailleurs surprise qu'il eût une quelconque conscience politique, et qu'elle différât à ce point de celle de son père.

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    Un chat qui crachait avec hostilité dans son dos la sortit de ses pensées. 

    «C'est Gri-gri-gribouille, lui présenta son mari. El-el-elle est un peu jajaja-jalouse...
    - Et les poules ? Vivront-elles aussi avec nous ?» demanda froidement Léonie qui en avait vu une sur le comptoir de la cuisine et une autre sur la grande caisse en bois accolée à l'étable.

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    Le visage de Martial s'était violemment empourpré sous le reproche à peine déguisé. Mortifié, il s'empressa d'emporter les deux poules à l'extérieur après avoir invité Léonie à se mettre à l'aise. Coquette et Nénette étaient ses deux poules les moins sages, toujours à s'échapper du poulailler et à se faufiler dans la maison. Il devrait se montrer plus vigilant à l'avenir s'il ne voulait pas indisposer davantage sa jeune femme.

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    De son côté, Léonie balayait du regard l'endroit où elle allait devoir passer le reste de sa vie, et le désespoir la gagnait peu à peu. Comment pouvait-on encore vivre dans des conditions aussi rustiques ? Elle tenta d'endiguer comme elle put les sanglots qui menaçaient de la submerger. Elle regarda avec tristesse la dot que son père avait fait livrer durant le banquet de noce : le vaisselier en bois de noyer et le coffre rempli du trousseau qu'elle avait elle-même confectionné. Rêveuse, la vache qu'elle avait baptisée le jour du vêlage et que son père l' avait autorisée à emmener, meugla doucement comme pour lui donner courage.

    Elle se rappela que son mari lui avait proposé de se débarbouiller à la pompe mais la neige, qui avait redoublé, l'en dissuada.  

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     Profitant de l'absence de Martial Lambert, elle se dépêcha de se déshabiller et de natter ses cheveux pour la nuit. Puis, comme elle entendait le jeune paysan actionner la pompe au dehors, elle se rua vers le lit conjugal où elle s'étendit les bras en croix, telle l'agnelle sacrificielle, sous le doux regard bovin de Rêveuse et Doucette.

    Un courant d'air froid lui apprit que Martial venait d'ouvrir la porte et s'approchait...

     

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    1
    Vendredi 3 Août à 13:50

    Quoi ?!!! Tu nous laisse sur cette fin ? Mais c'est horrible... he.

    La ferme me fait penser à un endroit qu'on avait visité l'année dernière en Auvergne. "La Maison de Toinette" que cela s'appelait. Ils expliquaient le quotidien de paysans au début du siècle dernier. Et la narratrice racontait qu'elle vivait dans une seule pièce avec les animaux juste à côté. Ils leur servaient également de chauffage. Rien n'était perdu à l'époque. Bon, pour nos nez délicats de maintenant, cela serait certainement très dur ^^.

    C'est vrai que le choc est rude pour Léonie. J'imagine qu'elle a du vivre dans un certain confort, avec sûrement un ou deux domestique. Là, il est vrai que cela ne va pas être pareil. J'espère quand même qu'elle connait quelques rudiments de vie domestique : faire à manger, laver le linge, tenir un foyer, etc... Même s'il l'aime, je pense que Martial attend qu'elle le seconde à la ferme. Être amoureux n'a jamais rempli le ventre.

    Alors, si je suis mon idée, je pense que Martial ne la touchera pas cette première nuit. Il a l'air attentif à ses désirs et espère lui plaire. Ce n'est pas en se jetant sur elle comme un bouc en rut, que cela va arranger les choses !  Non, je pense qu'il attend qu'elle vienne à lui de son plein grès.

    Comme le prologue est terminé, j'imagine que la suite se passera quelques temps plus tard, non ?

    C'est toujours aussi immersif ! Vivement la suite ♥♥♥

      • Vendredi 3 Août à 16:02

        Oui, je sais, vous laisser ainsi sur votre faim, c'est pas très sympa de ma part... intello

        C'est dommage ça, je suis allée en Auvergne il y a plusieurs années, et si j'avais su, je serais allée la visiter cette ferme ! Pour le coup, je me suis inspirée d'une ferme bretonne :

         

        J'aime bien lire tes hypothèses, tu tombes souvent juste. Par contre, je ne te dirai pas laquelle ici va se vérifier dans mon histoire... Tu devras attendre la prochaine MAJ où tout sera dévoilé ! La seule chose que je peux te confirmer c'est qu'effectivement, Léonie a vécu dans un certain confort, et que ses parents avaient les moyens d'employer une domestique (en plus des garçons de ferme...). Mais pour le reste... winktongue

        Merci beaucoup pour ta fidélité et tes commentaires toujours intéressants ! Je radote, mais c'est toujours un plaisir de les lire ! ♥♥♥

    2
    Vendredi 3 Août à 17:35

    D'abord, je suis sous le charme de ce que tu as réalisé.  L'intérieur de la ferme est magnifique ♥ encore mieux que ce que j'avais imaginé en voyant l'extérieur.  

    J'ai bien ri en voyant Léonie découvrir ce lieu.  La pauvre :D  ça va aller :o  Il n'empêche que de passer de son monde à celui de Martial, c'est violent pour une jeune fille comme elle.  J'aime trop le réalisme :) et j'ai beaucoup apprécié la réactivité de Martial qui n'en veut pas à sa nouvelle épouse et bien au contraire, "bondit" pour la satisfaire en emmenant les deux poules "les moins sages du poulailler".  C'est trop mignon et pourtant, Léonie, tout à son calvaire, ne voit rien :/  C'est dommage, ça m'a fait un petit pincement au cœur pour le jeune homme.

    J'ai bien ri aussi - oui, oui - en voyant Léonie se précipiter sur la couche et s'y coucher telle l'agnelle sacrificielle :D  C'est juste magnifique comme image.  Je me demande comment le pauvre Martial va saisir cette scène :D  Est-ce qu'il va rire, sera embarrassé (n'oublions pas que le pauvre n'est pas très habitué aux femmes), se sentira-t-il malgré tout de consommer ce mariage?  :/  Franchement, je n'en sais rien mais j'ai l'impression qu'à nouveau, Martial va me surprendre.  

    C'est trop-trop bien.  Qu'est-ce que j'adore ton décade.  Merci merci de le partager avec nous ♥♥

      • Dimanche 5 Août à 10:12

        Ton commentaire m'a bien fait rire - entre autre !! ^^ Oui, ça finira par aller pour Léonie ! Pas forcément dans les prochaines MAJ, hein ! mais elle finira par accepter sa nouvelle vie dans cet environnement qu'elle déteste, par s'habituer à son époux qu'elle méprise (bon là, elle risque de commencer à l'estimer plus vite qu'elle ne le pense !) et à se rendre compte de ses gentilles attentions à son égard. Mais c'est vrai que ça fait beaucoup de changements fâcheux pour elle en peu de temps... 

        Mais oui, tu as raison de rire, la pointe d'humour était voulue (j'ai pas pu m'en empêcher, mais après tout, ce n'est pas comme si Martial allait se conduire comme un bouc en rut !! je ne pense pas spoiler en disant cela, n'est-ce pas ? car je crois que vous avez à peu près deviné comment allait se dérouler la suite... enfin, ça ne se passera pas tout à fait comme vous l'attendez, j'ai bien conscience que mes explications sont confuses mais je ne peux pas en dire plus... bref, j'espère que Martial ne vous décevra pas trop... ) et comme j'aime à l'écrire : vous comprendrez dans la prochaine MAJ !! winktongue

        En tout cas, merci d'aimer mon decade !!! Et merci de donner ton ressenti ! c'est tellement mignon de voir vos réactions et comment vous prenez à coeur le bonheur de Léonie et Martial ! ♥♥♥

    3
    l'arbre en boule
    Vendredi 3 Août à 17:46

    Ah mais crotteuuuh !... Tu coupes juste au bon / mauvais (rayer la mention inutile) moment ! he

    Je compatis au désarroi de Léonie qui se retrouve dans une petite fermette rudimentaire (c'est un euphémisme), alors qu'elle vient de quitter la grande ferme paternelle confortable et prospère... Et pourtant, à l'époque, la plupart des fermes étaient conçues comme celle de Martial : une grande pièce au sol en terre battue qui servait à la fois de cuisine, salle à manger et chambre à coucher, avec un petit muret de séparation qui donnait sur l'étable ou la bergerie, pour profiter de la chaleur animale : ma grand-mère maternelle était fille de métayers (comme tous ses ancêtres) et me parlait souvent de sa jeunesse à la campagne. Il faudra que je vous parle un jour de la cérémonie des "relevailles" que devaient subir les jeunes mamans…

    Je pense que le pauvre Martial (c'était le prénom de mon arrière-grand-père) a bien perçu la déception de sa jeune et jolie femme. Maintenant, va-t-elle se soumettre au devoir conjugal dès la première nuit ? Mystère… winktongue

    J'adore vraiment ton histoire, tellement authentique, qui me replonge dans mes racines ^^ (et puis tes screens sont très beaux smile

      • Dimanche 5 Août à 10:38

        Oui, le changement est rude pour Léonie, qui se sent vraiment très malheureuse ! 

        Cet agencement de l'époque pour profiter de la chaleur animale, je me souviens que je l'avais appris au collège, en cours de français mais je me souviens plus du tout dans quelles circonstances !! he) et ça m'avait vraiment marquée !! 

        C'est d'ailleurs marrant que ce ne soit pas mon grand-père qui me l'ait raconté parce qu'il a grandi à la campagne dans la ferme de son père. Par contre, il me racontait qu'avant d'aller à l'école, il faisait les travaux de ferme qui étaient dévolus aux enfants, et que parfois,  il oubliait de se laver les mains. A l'arrivée à l'école, malheureusement, il y avait toujours une inspection des mains de tous les enfants par l'instit avant d'entrer en classe, et là, bim, punition ! Grands coups de règles sur les doigts... Mon grand-père a si souvent été puni et de manière si brutale qu'à plus de 60 ans il avait toujours la haine contre son maître !!

        J'adorerais que tu nous parles de la cérémonie des relevailles ! C'est justement un aspect que je souhaitais peut-être aborder dans mon decade... wink2

        Eh oui, mystère mystère pour la nuit de noces... Mais tu ne devrais plus attendre bien longtemps pour avoir ta réponse !! winktongue

        Je suis ravie que mon decade te replonge dans tes racines, c'est un très beau compliment pour moi, merci ! ♥♥♥

        Et merci pour mes screens : j'en publierai des non retouchés sur mon Facebook et mon twitter pour que l'on voie mieux les détails et les couleurs de la ferme de Martial !

    4
    Vendredi 3 Août à 18:38

    Comme je m'y attendais la pauvre Léonie est au bout sa vie la pauvre ! Découvrir son nouveau chez soi avec un confort différent! Martial doit se sentir coupable de son mal être sachant que c'est "a cause de lui" qu'elle est là! 

    Je pense qu'il vas faire en sorte qu'elle se sente mieux, déjà quand il a fait sortir les poules, j'ai trouvé ça trop chou! 

    Léonie qui attend que Martial rentre dans la chambre .... honnêtement, je pense pas qu'il vas se passer grand chose, il ne veut pas la brusquer ! Il à l'air d'être attentif à ses envies et Léonie n'a pas l'air d'avoir envie, alors ce ne sera pas pour ce soir ! ^^

      • Dimanche 5 Août à 11:30

        "la pauvre Léonie est au bout sa vie la pauvre"
        Tu m'as fait trop rire... même si j'éprouve de la peine pour elle, mais c'est tout à fait ça !

        Oui, tu as raison, Martial éprouve de la culpabilité. Il ne s'attendait pas à une telle réaction de dégoût de la part de sa femme, parce qu'à ses yeux d'ancien petit garçon très pauvre ayant vécu entassé avec ses parents et ses 4 frère et soeurs dans la pièce insalubre d'un appartement miteux de la capitale, cette ferme est le paradis sur terre à ses yeux ! Mais il va en effet tout tenter pour faciliter les choses à Léonie.

        Ah là là... j'ai tout à coup la pression pour la nuit de noces... presque autant que le pauvre Martial d'ailleurs... sarcastic

        Je vois que vous avez beaucoup d'attentes à ce sujet, et même si cela ne risque pas vraiment de ce passer comme vous l'imaginez, j'espère que vous aurez toujours une bonne opinion de mon Martial... yes

        Merci merci pour ton commentaire si plaisant, je me régale à chaque fois !! ♥♥♥

         

    5
    GGO
    Lundi 6 Août à 16:21

    Oh pinaise... Je ne m"attendais pas du toout à ça, ignorante que je suis ! J'en serais tombée de ma chaise didon ! Les vaches dans la cuisine/salle à manger/chambre ^^" Pauvre Léonie ! Et pauvre Martial ! Pour qui cette demeure est un luxe ! Pauvre chéri... :(

    De très beaux plans encore dans cette MAJ bravo !!

    N'en dis pas trop dans les commentaires tu nous spoiles ! ;) 

    Je ne m'attendais pas du tout à cette réaction de la part de Léonie ! S'offrir comme ça ? Les conventions sociales ont tellement de pouvoir ! :o

     

    Signé GGO qui découvre la vie.

      • Mardi 7 Août à 11:04

        Oui, les conditions de vie de nos ancêtres étaient parfois surprenantes, surtout pour notre génération qui n'a finalement connu que le confort (eau courante, toilettes à l'intérieur de la maison, meilleur système de chauffage, chambre individuelle, accès aux moyens de contraception (beaucoup de femmes de l'époque étaient terrorisées à l'idée de tomber enceinte... encore ! [lors de mes recherches je suis tombée sur des "témoignages" stupéfiants révélés par les archives de police: des femmes du peuple refusent leur devoir conjugal à leur mari au risque d'être rouées de coups avant de se masturber à leurs côtés, juste par peur de la grossesse aww], liberté de choisir son conjoint et de vivre en dehors du mariage...)...

        Oui, Léonie est, malgré son fort caractère, bridée par son éducation et le poids des conventions. Elle se couche, parce que c'est là que commence toute nuit de noces, mais rien ne dit qu'elle continuera à se soumettre une fois que le mâle viendra chercher son dû... 

        "N'en dis pas trop dans les commentaires tu nous spoiles ! ;) "
        Quelle idée aussi de lire les commentaires ! winktongue Bon, ok, j'essaierai d'être moins bavarde à l'avenir, mais ne t'inquiète pas, les vraies révélations n'apparaissent pas - et n'apparaîtront pas - dans mes commentaires ! ^^

        Bon dimanche à toi, ma chère GGO, et merci pour ta fidélité ! ♥♥♥

    6
    l'arbre en boule
    Lundi 6 Août à 17:25

     

    C’est ma grand-mère maternelle qui m’a expliqué comment se passait la cérémonie des « relevailles ». Alors peut-être que selon qu’elle se déroulait en ville ou à la campagne, mais aussi en fonction des régions, elle pouvait être un peu différente, mais le principe était le même partout. 

     

    Ma grand-mère était née en 1896 dans le trou du fût du monde un tout petit village (à l’époque) situé au sud de la Haute-Vienne, dans le Limousin, et y a vécu une bonne partie de sa jeunesse. On n’y parlait pas le français mais le patois (l’occitan). Ses parents étaient métayers, tout comme ses grands-parents et ses arrière-grands parents avant eux. La terre qu’ils cultivaient et la maison qu’ils habitaient appartenaient à un fermier. Hormis quelques poules et un cochon, ils ne possédaient rien et travaillaient très dur pour des clopinettes, mais ils ne mouftaient pas sous peine d’être expulsés par le fermier. Pour avoir des légumes, on envoyait les femmes et les enfants glaner après les récoltes. Et en automne, on faisait des provisions de châtaignes pour économiser le pain. Ils étaient pauvres, mais ils avaient un toit et de quoi manger, c’était l’essentiel. 

     

    Ma grand-mère et sa famille, comme la majorité des gens de l’époque, étaient très croyants et allaient à la messe tous les dimanches. 

     

    A cette époque, la femme devait déjà rester couchée pendant 3 semaines après l’accouchement et pas question de mettre un pied par terre ! (cette prescription médicale a perduré jusqu’au début des années 1950). Une fois ce délai passé, elle pouvait enfin reprendre une vie normale et surtout, retourner à la messe (youhouuu !), MAIS… avant d’avoir la permission d’entrer dans l’église, la femme devait d’abord s’agenouiller sur le parvis pour y recevoir la bénédiction du curé du village, mais surtout implorer le pardon de Dieu pour avoir fauté !!! Arghhh… C'était ça, les relevailles...

     

    Et le père dans tout ça ? Ben quoi, il avait rien fait de mal, le père, pff... Il avait juste besogné sa femme un soir et paf, elle avait trouvé le moyen de tomber enceinte cette gourde ! Elle avait qu’à se débrouiller pour pas se retrouver enceinte, alors c’était de sa faute à elle et pis c’est tout… 

     

    Un jour, si vous êtes sages, je vous raconterai peut-être quelques anecdotes campagnardes du temps jadis, toujours du crû de ma grand-mère. 

     

    Adicias !

     

      • Mardi 7 Août à 11:26

        Merci beaucoup pour ce témoignage que j'ai trouvé passionnant ! 

        Que veux-tu, tout est toujours de la faute de la femme depuis que cette sal*pe d'Eve a croqué la pomme (en même temps, si elle ne l'avait pas fait et si l'on lit bien entre les lignes, l'homme serait resté dans l'ignorance, n'aurait jamais cherché à développé son esprit et n'aurait jamais évolué, mais bon libre à lui de se complaire dans la médiocrité... sarcastic). A ce propos, je ne sais pas si tu as déjà lu Le Journal d'Adam et Eve de Mark Twain qui rapporte sur un ton humoristique la rencontre entre Adam et Eve, et le décalage entre leur ressenti respectif, mais c'est à mourir de rire...

        Bref, pour en revenir à ces fameuses relevailles, je savais qu'elles existaient au Moyen-Âge sans me douter qu'elles avaient perduré jusqu'au XIXème siècle... Comme quoi, les mentalités évoluent extrêmement lentement ! Des siècles et des siècles pour abandonner l'idée que le corps de la femme est impur (enfin, dans certains pays, parce que dans d'autres, l'obscurantisme continue à régner pour le malheur des femmes !)... et abandonner cette cérémonie humiliante... En tout cas, je remarque que l'homme a toujours le bon rôle dans l'histoire et n'est jamais culpabilisé pour ses actes ! Encore merci Eve !! he Mais du coup, je me demande si mes souvenirs ne sont pas déformés avec le temps avec le coup de la mère de mon arrière-grand-mère accouchée sur le chemin et de retour aux champs deux jours après ? oh

        Je me souviens que ma grand-mère me racontait qu'à la naissance de mon père (1949), elle avait dû rester 15 jours à l'hôpital, sans avoir le droit de se lever de son lit, et que ça lui avait paru long, mais looooooooooooooooooooooong ! 

        Pour finir, nous sommes toujours très sages, L'arbre en boule, alors je crois que l'on a mérité d'autres de tes anecdotes ! kiss

      • GGO
        Mercredi 8 Août à 00:30
        Très intéressant tout ça!

        *se dandine et se cale dans son siège *

        On est bien ici!
      • Dimanche 19 Août à 23:41

        * Va chercher les pop corns* 

        T'en veut GGO ? :) 

         

        Je veux en savoir plus mdr 

    7
    Estelle Minigames
    Samedi 18 Août à 14:48

    ça y est j'y suis enfin ! ouf j'ai pas raté trop de maj ^^ Pauvre Léonie quelle galère ! et Martial qui pourtant semble gentil et est amoureux d'elle (même si Léonie pense qu'il l'a " acheté ") ; espérons que sa timidité soit un bon point pour lui. il faut y croire !

      • Dimanche 19 Août à 14:30

        Je suis ravie de t'accueillir sur cette histoire ! Oui, pauvre Léonie ! Elle a du mal à accepter cette nouvelle vie, imposée par l'avidité de son père et qu'elle voit en noir très très noir... Et avec un Martial maladivement timide et totalement complexé par son handicap, elle ne risque pas d'être rassurée de sitôt...  En tout cas t'as raison d'y croire, car moi j'y crois !! ^^wink2intello

    8
    Samedi 1er Septembre à 23:08

    Coucou Parthenia 

    Je me suis encore régalée à lire ce chapitre , les images sont très belles et racontent à elles seules l'histoire ...

    Ce que tu dépeins c'est la vie dans les milieux ruraux de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème .

    Bravo pour le texte , pour l'histoire et pour les photos . 

    Merci pour ton gentil message sur mon blog .

    j'attends la suite ....

    Amicalement 

    Nicole 

      • Mercredi 5 Septembre à 09:56

        coucou Nicole,

        Merci beaucoup pour ton adorable commentaire. Tes mots sur mes images me touchent beaucoup et je suis contente qu'elles se suffisent à elles-mêmes car c'était un peu l'objet du titre obscur de ce challenge (entre autre !^^).
        Je suis également ravie que ma description corresponde à la réalité de l'époque, car c'est très important pour moi de m'en rapprocher le maximum... Je vois ce challenge un peu comme un album d'images qui montreraient les conditions de vie anciennes et l'évolution de la société...

        Je suis rassurée que tu aies pu lire le message sur ton blog, je me demandais s'il était passé. Dès que j'ai un peu plus de temps libre, je continuerai ma lecture...

        Bonne journée à toi.

        Amicalement

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