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[DC] Prologue : Un mariage de printemps (2/5)

[DC] Prologue : Un mariage de printemps

Travaillée par un puissant sentiment d'injustice et de révolte, Léonie avait eu envie de tout casser dans sa chambre. Mais son côté pragmatique avait  rapidement repris le dessus et elle s'était efforcée de calmer cette colère dévastatrice qui n'aurait pu lui être d'aucun secours. Une idée, vite une idée ! Elle avait besoin de trouver le moyen de faire capoter le projet de son père. Elle avait alors regardé par la fenêtre pour constater ce qu'elle savait déjà: il lui serait impossible de s'échapper par-là sans risquer de se briser les os.

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G
Eh ben... le passage sur le droit au viol et le non plaisir m'a appris des choses!Mais quelle bande de sauvages! Punaise mais à quel moment ça a dérapé pour que la femme soit déconsiderée de la sorte... C'est pas la joie, mais ça prend aux tripes! Bravo pour ce beau texte avec du vocabulaire recherché. C'est très agréable :)
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L
Alors oui, Etiennette compatit, mais comme elle n'a aucune influence sur son mari (qu'elle a été obligée d'épouser, elle aussi, j'imagine…), elle ne peut que tenter de calmer Léonie qui, de toute manière, va devoir passer à la casserole…  De plus, Martial ne boit pas, ce qui était une qualité non négligeable à l'époque où les hommes abusaient de la chopine parce que c'était "viril". A contrario, un homme qui ne buvait pas était considéré comme une femmelette et c'est certainement une des raisons pour lesquelles Martial est la risée de la contrée (en plus de son côté rustre, de son bégaiement, …).<br /> Mais Léonie n'est pas dupe non plus, en cédant 5 acres de bonne terre en échange de sa future femme, Martial "s'appauvrit" au profit du père Lesaunier qui va ainsi pouvoir s'enrichir un peu plus, même si c'est au détriment de sa propre fille et de son gendre. Donc, pour Léonie, non seulement elle épouse un jeune homme en-dessous de sa condition, mais la cerise sur le gâteau, c'est qu'il se fait rouler dans la farine par son futur beau-père : la hooonte...<br /> Quant aux conseils prodigués par Etiennette à Léonie à propos de la nuit de noces et des suivantes, ils m'ont rappelé les paroles de la chanson de Jean Ferrat "Une femme honnête" : https://greatsong.net/PAROLES-JEAN-FERRAT,UNE-FEMME-HONNETE,105715782.html, qui reflète exactement les principes d'éducation des jeunes filles jusqu'au début du 20ème siècle. Ma grand-mère maternelle en était un parfait exemple…<br /> Encore un paragraphe très réaliste et édifiant sur une époque -heureusement- révolue ! Et vivement la suite… 
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A
Il est vraiment très bien écrit ce passage ♥♥♥. Je trouve Léonie aussi en proie aux préjugés de son époque : "mais enfin, maman, il s'agit de Martial Lambert, un homme qui m'est inférieur par le statut". Alors, si son père avait trouvé un homme plus élevé qu'elle, elle aurait dit oui ?<br /> Pour la maman, c'est aussi compliqué pour elle : elle ne peut guère la défendre sous peine d'être battue par son mari. Ce qui ne changerait rien à l'affaire de toute façon : Léonie serait quand même mariée. Elle essaie malgré tout de la préparer du mieux qu'elle peut à sa future condition matrimoniale. Et elle essaie également de lui faire voir le bon côté de son mari : il ne boit pas. Ce qui ne devait pas être si anodin que ça à l'époque.<br /> Quand au passage sur le devoir conjugal... Ma fois, je ne sais pas si d'autres mères de l'époque en auraient autant dit. Et je me demande parfois si on en parle vraiment si librement entre parents et enfants à notre époque. Même si nous avons beaucoup d'informations sur le sujet. (petite anecdote personnelle : j'ai été élevé par mes grands-parents. Ma grand-mère ne m'a jamais parlé des règles. J'en ai plus appris sur le sujet avec des copines qui les avaient déjà. Et pourtant nous étions dans les années 90... ).<br /> Cela devait être une drôle de vie pour les femmes quand même : devoir d'obéissance, devoir conjugal et ne pas y prendre plaisir.. devoir de faire des enfants... Bon, je suppose qu'il faut nuancer un peu aussi : toutes n'étaient pas logées à la même enseigne et certaines devaient être heureuses quand même^^.<br /> Enfin, tout cela n'augure pas un mariage bien joyeux pour Léonie...
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K
Je suis épaté par ce réalisme , je te jure, j'arrive à ressentir sa colère c'est fou ! <br />  <br /> On voit à quel point les femmes sont impuissantes par rapport aux hommes, déjà la mère ne cherche pas à contredire son mari et en plus elle a dis un truc qui m'a marqué :  Peut-être aura-t-il la main moins leste que ton père ?   Cette phrase ... <br />  <br /> Ensuite le matin du mariage les paroles de la mère m'ont bouleversé pour les femmes ça devaient être une torture ... Les femmes se disent ces choses de mère en fille ça doit être atroce pour les futures mariées ainsi que pour les mamans ! 
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F
Ma-gis-tral !!! D’un côté la mère qui tente de relativiser l’union à venir, de l’autre une Léonie qui n’est pas en reste sur son rang social. Tout sonne si juste, jusqu’à l’évocation de cette nuit de noces qu’il lui faut subir sans s’émouvoir du vagin au risque de passer pour la chaudasse du village. Allez avoue, tu as vécu combien de vies avant celle-ci Parthenia ? Et je rejoins maman, peut-être ne s’en sort-elle pas si mal, le bègue semble avoir quelques atouts dans sa poche.
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