• [DC] Prologue : Un mariage de printemps (4/5)

     

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps (4/5)

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps (4/5) [DC] Prologue : Un mariage de printemps (4/5)

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps (4/5)

    Les deux mariés, assis à la table d'honneur, ne s'adressaient pas la parole, gênés de se sentir comme deux étrangers. Que pourraient-ils bien se dire ? Etaient-ils d'ailleurs obligés de parler ? Martial, qui, complexé par son handicap, redoutait de rebuter sa jeune épouse, se sentait en outre engoncé dans ce trop beau costume qu'il n'avait pas l'habitude de porter. Son beau-père avait absolument tenu à le lui offrir afin qu'il fasse honneur à sa fille. Martial avait été étonné par ce geste généreux, qui ne ressemblait guère aux habitudes de Léonce Lesaunier, réputé près de ses sous et continuellement occupé à faire fructifier son bien bannissant toute dépense inutile.

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps (4/5)

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    D'autant qu'il avait également tenu à payer la noce. L'amour-propre du jeune homme lui avait commandé de protester pour prendre part aux dépenses, puis la raison lui avait fait céder. Il se rendait compte que sa folie lui avait beaucoup coûté, même si cela avait été la seule façon d'obtenir la main de mademoiselle Lesaunier. Quand il s'était présenté chez le laboureur quelques semaines auparavant, ayant enfin trouvé le courage de demander la main de celle qui occupait ses pensées depuis si longtemps, il était persuadé de se voir opposer une fin de non-recevoir accompagnée de quelques quolibets, et certainement pas cette proposition inespérée :

    «Si tu veux ma fille, cède-moi la terre qui jouxte la Rocaille, avait exigé Lesaunier, un sourire suffisant au coin des lèvres comme pour le mettre au défi d'accepter.
    - D'accord», s'était-il entendu répondre du tac-au-tac sans même bégayer.

    Il avait vu  l'étonnement écarquiller les yeux matois du vieil homme qui s'était empressé de lui serrer la pogne pour sceller leur accord et prévenir tout revirement.
    Martial s'en était retourné dans sa ferme à la fois esbaudi par ce succès inattendu et consterné par son imprévoyance qui allait l'obliger à revendre sa charrue et ses animaux de trait, faisant partir en fumée le fruit d'années de dur labeur et de sacrifices.

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    Machinalement, il chercha du regard Marthe, sa grande sœur, comme pour puiser du réconfort par la magie de sa seule présence. La jeune femme de trente et un ans semblait en grande conversation avec le fils de la maison, Léon Lesaunier. Martial n'en revenait pas de son élégance et de sa classe, qu'elle avait sûrement acquises en se frottant au beau monde qu'elle servait comme femme de chambre. Elle ne ressemblait plus à l'adolescente malingre tout droit arrivée de la grande ville mais à une véritable dame. Martial vouait à sa sœur une vénération sans faille. Elle l'avait toujours protégé de leur père lorsqu'il n'était qu'un enfant puis sauvé d'un avenir sordide. Elle incarnait pour lui ce modèle d'abnégation et de courage qu'il recherchait chez une femme et qu'il avait cru entrapercevoir chez sa jeune épouse.
    La première fois qu'il avait vu Léonie, c'était à l'église, lors de la messe donnée par le nouveau curé. Il avait été immédiatement subjugué par son teint lumineux parsemé de tâches de sons, l'eau claire de son regard qui se posait franchement sur les gens et la couleur cendré de ses cheveux qui lui faisaient penser aux champs de blé baignés par la lune. Chaque dimanche, il s'était placé dans l'église de manière à la voir; jamais il n'avait été autant assidu à la messe. Un jour, au sortir du lieu de culte, il l'avait vu tirer l'oreille d'un chenapan qui se moquait méchamment du bec de lièvre d'un petit garçon, puis caresser la joue dudit garçon tyrannisé avant d'y déposer un baiser. Cette scène avait fini de lui attacher son cœur à jamais et il s'était promis de tout faire pour l'épouser, quel qu'en soit le prix à payer.

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    De son côté, Léonce Lesaunier savourait sa victoire. Jamais il n'aurait cru un jour acquérir cette terre qui lui faisait tant envie. Pas depuis l'arrivée des enfants Lambert il y a quinze ans, venus trouver refuge chez l'oncle de leur mère. Léonce Lesaunier avait vu alors tous ses espoirs d'acheter la ferme et les terres à la mort du vieux Mahut partir en fumée. Oui, il se souvenait avec amertume du jour de leur arrivée. Elle, seize ans, pâle et maigrichonne à qui on aurait donné douze ans à peine, lui dix ans, le regard éteint, marchant tous les deux pieds nus, leurs corps hâves recouverts de haillons encore tout gras de l'huile tombée sur eux pendant qu'ils travaillaient à l'usine. Des circonstances de leur venue, il n'avait jamais rien appris, à part que leur mère, la nièce du vieux Mahut, était morte récemment. Leur père ? Sûrement avait-il depuis longtemps abandonné le domicile conjugal, précipitant la famille dans la plus noire misère ainsi que le décès de sa femme. Le vieux Mahut s'était laissé attendrir, les faisant travailler avec lui à la ferme. Puis il avait placé Marthe comme bonne à tout faire chez une famille de la petite bourgeoisie recommandée par l'ancien curé avant de reconnaître le jeune Martial comme son héritier. Ce jour d'hui avait donc comme un goût de revanche pour le père Lesaunier. Le jeune Lambert était encore plus bête qu'il ne le pensait : se délester d'une terre aussi riche d'abord, se laisser dominer par sa femme ensuite. Il avait bien remarqué la lueur de mépris dans le regard de sa fille, ainsi que le petit incident de l'anneau. Léonie était une mâtine. Si elle voulait vraiment reprendre sa liberté, elle y arriverait. Et il se prenait à espérer qu'elle ne trouvât à la fois le moyen de divorcer et de garder la terre. Après tout, Martial Lambert était si facile à gruger...

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     Après des heures à bâfrer, qui furent les plus longues et les plus torturantes pour Martial, vint enfin le moment pour lui d'ouvrir le bal avec sa jeune épousée. Ce qui était bien avec la danse, c'est que l'on n'avait pas besoin de parler ! Et puis la danse, c'était aussi le seul moyen d'expression dans lequel il excellait. Adolescent, il avait beaucoup fréquenté les bals de village où les jeunes filles se l'arrachaient comme cavalier tant il était beau et  savait les faire virevolter avec grâce. Certaines de ces jeunes filles poussaient ensuite l'audace jusqu'à lui arracher quelque rendez-vous secret, qui tournait court dès qu'il se mettait à parler. Mais cette fois, c'était avec sa femme qu'il dansait. Cette fois, il n'y aurait pas de rendez-vous secret, il n'y aurait pas de moquerie, il n'y aurait pas de cruel rejet. Même s'il ressentit un léger pincement au cœur quand sa femme fixa un point au-dessus de son épaule, refusant le contact visuel. Pour se consoler, il se dit qu'elle dansait divinement bien, épousant parfaitement ses mouvements et il fit appel à toute sa science de la danse pour la mettre subtilement en valeur et lui donner du plaisir.

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     Plus tard, dans la nuit, un autre repas fut servi, et les hommes, avinés commencèrent à chanter des chansons grivoises, donnant ainsi le signal de départ aux jeunes mariés...

     

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 28 Juillet à 16:46

    Martial est adorable lorsqu'il raconte la façon dont il est tombé amoureux de Léonie ♥  En quelques mots on comprend ce qui l'a touché en elle et le pourquoi.  C'est joli et c'est vrai que l'image de cette jeune fille-là n'est pas l'image que j'avais de Léonie :/

    Le parallèle est saisissant entre les pensées de Martial et celle du père de Léonie.

    Oh j'ai adoré!  ♥♥♥

      • Dimanche 29 Juillet à 09:34

        Merci d'avoir aimé et compris le passage de l'église... ♥

        C'est vrai que l'image que Léonie renvoie au premier abord n'est guère flatteuse pour elle. Mais elle est bien meilleure que ce qu'elle laisse paraître aux autres ! wink2

        J'aime beaucoup que tu mentionnes ce parallèle entre les pensées de Martial et de son beau-père. Je voulais montrer le contraste entre la naïveté et la fraîcheur spontanée de Martial et l'opportunisme et e cynisme de son beau-père !

        Encore merci de ta fidélité ! ♥♥♥

    2
    Lamé
    Samedi 28 Juillet à 17:12

    Ce chapitre confirme ce que je pressentais chez Martial.  Le pauvre, il n'a pas eu une vie facile...  En plus, s'il savait seulement que sa jeune épousée pense de lui qu'il est un rustre, juste parce que c'est "un paysan" et qu'il bégaie... Il risque de tomber de haut.

      • Dimanche 29 Juillet à 09:41

        C'est clair que Martial s'en sort finalement bien comparé aux tristes perspectives de son enfance. Je reviendrai d'ailleurs plus tard plus en détail sur son passé et celui de sa soeur... Concernant Léonie, Martial se doute bien de ses réticences, mais il a la naïveté de croire qu'en le côtoyant, sa femme apprendra à le connaître et à l'aimer en dépit de ses défauts ! Tout ce qu'il remarque et ce qui compte pour lui, c'est qu'elle n'a jamais pris part aux moqueries des autres sur son bégaiement. Espérons maintenant qu'il ne se soit pas trompé... wink2

    3
    Samedi 28 Juillet à 17:56

    Il n'a pas eu une vie facile Martial, j'avais justement réfléchi à comment il en était arrivé a donner ses terres au père de Léonie! Même si avec ça il perdrait de l'argent, ça ne peut qu'être un geste d'un homme amoureux ! 

    Le moment de leur rencontre raconté par Martial était tellement tendre, on voit à quel point il a observé Léonie, il s'est surement dit que se serait la seule à ne pas le rejeter pour son petit défaut! Je suis surprise d'apprendre qu'elle à se côté protecteur! J'espère qu'elle se ressaisira et redeviendra cette Léonie là! 

    Parcontre le Père Lesaunier ..." Et il se prenait à espérer qu'elle ne trouvât à la fois le moyen de divorcer et de garder la terre. Après tout, Martial Lambert était si facile à gruger..." Il est conscient d'avoir escroqué Martial et en plus il espère que sa fille s'en débarrasse? 

    On voit que Martial est heureux et vit ce moment à fond, je suis rassurée rien que de lire ses pensées qu'il est quelqu'un de bien! Ce qui m'inquiète maintenant c'est Léonie lol 

     

    C'était encore un super moment merci <3

      • Dimanche 29 Juillet à 09:53

        "je suis rassurée rien que de lire ses pensées qu'il est quelqu'un de bien! Ce qui m'inquiète maintenant c'est Léonie"
        Tu m'as fait trop rire pour Léonie, mais je comprends ton appréhension à son sujet ! Vu qu'elle est têtue et orgueilleuse, elle risque de t'inquiéter encore un moment ! winktongue

        Mais l'ancienne Léonie finira bien par réapparaître ! Là, elle est juste très en colère d'avoir fait l'objet d'un marchandage, et elle-même appréhende sa vie avec Martial ! Sera-t-il aussi dur que son père ? Exigera-t-il d'elle une obéissance de tous les instants ? Se montrera-t-il brutal avec elle ? Après tout, elle ne connaît rien de lui... Seul le lecteur connaît ses qualités ! sarcastic

        J'ai bien peur que le père Lesaunier ne soit un cas désespéré ! Si sa fille lui revient, il pourra à nouveau la donner en mariage, et cette fois à un homme d'un rang égal ou supérieur au sien... Il doute de rien ! he

        En tout cas, merci pour ton commentaire : je trouve ton ressenti toujours très intéressant à lire et très motivant ! ♥♥♥

    4
    l'arbre en boule
    Samedi 28 Juillet à 18:59

    "Si tu veux ma fille, cède-moi la terre qui jouxte la Rocaille…" : j'étais sûûûre que Léonce Lesaunier avait marchandé la main de sa fille de cette manière ! Sans prendre le temps d'y réfléchir et par amour pour Léonie, Martial a accepté de se séparer de cette bonne terre que le vieux chnoque convoitait depuis tellement longtemps. Ce vieux grigou va même jusqu'à rêver de voir sa fille divorcer et garder pour elle les terres des Lambert : non mais quelle fumier de lapin, celui-là ! 

    Les circonstances de la "rencontre" de Martial et Léonie sont touchantes et je comprends que Martial ait été attendri par le geste de tendresse de sa belle vis-à-vis de ce petit garçon… J'avais un peu peur que Léonie ait hérité de l'esprit tordu et calculateur de son père : maintenant, je suis rassurée de ce côté-là. Si la demoiselle est un peu trop orgueilleuse à mon goût, elle a quand même bon cœur et du coup, tous les espoirs sont permis !

    Bon, maintenant que tout le monde a bien fait ripailles, les jeunes mariés ne vont pas tarder à se retrouver en tête-à-tête et… il me tarde de lire comment Léonie va réagir lorsque son mari va s'adresser à elle en fabouillant, le pauvre… he 

      • Dimanche 29 Juillet à 10:12

        Tu mas fait trop rire avec ton " j'étais sûûûre" et tout le chapitre sur "ce fumier de lapin" de Lesaunier ! biggrin Bon, il est clairement irrécupérable ! Et maintenant il se met à espérer qu'il va pouvoir remarier sa fille, et cette fois à un prétendant beaucoup plus prestigieux ! Mais ne t'inquiète pas, justice il y aura et le vieux sagouin tombera de très haut (et même pas du fait de Léonie ou de Martial en plus !!! wink2)

        C'est sûr que Léonie ne montre pas d'elle un aspect très flatteur : elle tient de son père pour l'orgueil et la prétention, par contre elle a hérité du bon coeur de sa mère, même si cela ne se voit pas de prime abord... Donc bon, ce mélange ne facilite pas la sympathie à son encontre !  Même si elle aime sa mère, elle ne veut pas être aussi soumise qu'elle auprès de son mari et elle se sent complètement révoltée de la manière dont les hommes traitent les femmes... Elle est persuadée que Martial est comme la majorité des hommes de son époque mais elle finira par se rendre compte de son erreur...

        Pour la suite, contrairement aux épisodes précédents, les photos ne sont pas encore prises, et en outre le texte est juste dans ma  tête pour l'instant... Et il me faut finir de préparer la ferme de Martial... Et bon, la pauvre Léonie risque de prendre encore un coup à son orgueil en découvrant son nouveau chez-soi ! Mais chut, je n'en dis pas plus !

        En tout cas, merci de ta fidélité et de tes commentaires à la fois drôles et pertinents, c'est grave boostant ! ♥♥♥

    5
    Princessesey
    Samedi 28 Juillet à 23:20
    Ce Léonce me donne envie d'aller dans ton jeu pour lui donner une bonne correction. Argh il m'énerve !
    Quant à Martial, lui il me plaît bien, et je compatis réellement avec ses difficultés à se sociabiliser, même si bien sûr acheter l'amour d'une femme n'est jamais la solution. Par contre la Léonie dont il est amoureux pour sa bienveillance envers un enfant dont on se moquait ne semble pas tout-à-fait coller avec la Léonie qu'on a rencontré et qui méprise Martial pour son bégaiement. Mais peut-être le juge t'elle plus durement dans sa colère d'être mariée de force qu'elle ne l'aurait fait habituellement.

    En tout cas bien que la nuit de noces risqué de ne pas être facile pour les jeunes mariés, j'ai hâte de lire la suite !
      • Dimanche 29 Juillet à 10:42

        Je crois que tout le monde a envie de donner une bonne paire de baffe à ce vieux machin ! ^^

        "la Léonie dont il est amoureux pour sa bienveillance envers un enfant dont on se moquait ne semble pas tout-à-fait coller avec la Léonie qu'on a rencontré et qui méprise Martial pour son bégaiement. Mais peut-être le juge t'elle plus durement dans sa colère d'être mariée de force qu'elle ne l'aurait fait habituellement."
        Très judicieuse remarque !
        Léonie est effectivement aveuglée par la colère et le sentiment d'humiliation d'avoir été achetée, et elle se sert du bégaiement de son fiancé imposé pour tenter de faire fléchir son père ; d'ailleurs, quand elle tente de rallier sa mère à sa cause, elle ne fait plus état du bégaiement de Martial mais de son statut social et de sa bêtise à s'être laissé dépouiller d'une bonne terre, ce qui risque de plonger le futur couple dans une situation économique précaire. Elle se plaint à nouveau en pensée du bégaiement de son fiancé lors du mariage mais c'est pour mieux nourrir sa colère et son désir de révolte ; en outre, quand il bégaie en s'adressant à elle lors de l'échange des anneaux, son attitude à son égard n'est en rien moqueuse, juste de défi. Alors, pour être tout à fait honnête, le bégaiement de Martial la gêne effectivement et lui fait un peu honte, mais jamais elle ne se moquerait de ce défaut ni ne cautionnerait les moqueries des autres car malgré tout, c'est une bonne personne...  Ce qui ne l'empêche pas d'en vouloir énormément à Martial car elle est persuadée que la proposition des 5 acres de terre vient de lui et elle le méprise pour cela !

        Ah ça, la nuit de noce risque d'être une déception pour les deux jeunes gens... Mais s'il n'y avait que la nuit de noces... ! sarcastic

         

    6
    Dimanche 29 Juillet à 10:48

    "Ah ça, la nuit de noce risque d'être une déception pour les deux jeunes gens..." tss tss tss... un homme doué pour la danse qui parvient à mettre sa partenaire en valeur ne peut être que doué pour les choses de l'amour :D 

      • Dimanche 29 Juillet à 11:06

        Hahaha ! J'adore j'adore j'adore ! Je me demandais justement si un lecteur allait remarquer le parallèle que j'avais suggéré entre cette danse des mariés et les choses de l'amour, j'ai ma réponse maintenant et voici la mienne :

        tu as tout à fait raison, Eulaline, Martial a toutes les qualités pour être doué en amour, mais n'oublie pas que l'on ne devient pas bon danseur en une danse et qu'il faut de la pratique ! winktongue Et Martial, s'il est doué pour la danse, est pour l'instant aussi vierge que sa jeune épousée pour la danse du sexe... ^^

    7
    Lundi 30 Juillet à 10:49

    Eh bien, j'avais quelques à priori sur Martial qui sont finalement dissipés avec cette mise à jour. he

    Par contre, faut-il donc qu'il soit amoureux pour céder une terre qui lui rapportait tant. Étant paysan, il sait combien le prix de la terre est important et quel labeur il y a derrière. J'ose espérer que Léonie se montrera à la hauteur du sacrifice qu'il a fait pour elle. Bon, peut-être pas au début, cela c'est sûr.

    Quand à Léonce Lesaunier, il y a tout à jeter dans ce bonhomme ! Quel être abject. Sa fille vient à peine de se marier qu'il pense déjà à un éventuel divorce. Il ne se doute de rien ! J'espère bien qu'il va souffrir plus tard.

    Bon, au vu de tes commentaires, ce n'est en tout cas pas tout de suite que Léonie découvrira les qualités et vertus de son mari. Mais j'ai hâte de voir comment tu vas engager tout cela.

    C'est décidément bien passionnant ton décade challenge.

    Et on va aussi suivre la famille où travaille Marthe, la grande soeur de Martial, si je comprend bien ? ;)

      • Lundi 30 Juillet à 11:50

        Hahaha... oui, tu n'étais pas la seule à avoir ces petits a priori sur Martial... wink2

        Je comprends que tu sois étonnée qu'il ait cédé une si bonne terre, mais à la base, Martial n'est pas un paysan : il vient d'une famille d'ouvriers qui vivait très misérablement dans la grande ville (j'en parlerai plus tard plus en détails). Il n'a donc pas le même rapport ni le même attachement à la terre et à la propriété, et pas du tout ce souci de conservation ou de transmission des biens très ancré dans la mentalité paysanne... C'est d'ailleurs cette différence qui le fait passer pour un idiot auprès des autres villageois, son bégaiement ne faisant ensuite que les conforter dans cette idée...

        Quant à Léonce Lesaunier, il est vraiment antipathique au possible, ça je te l'accorde volontiers ! Mais patience, il vivra à son tour une déconvenue terrible... yes

        Comme tu l'as deviné, j'alternerai les semaines avec Martial et sa femme, et celles avec sa soeur qui travaille comme femme de chambre chez des banquiers (et aussi un tout petit peu avec les autres frère et soeurs de Léonie)...

        Merci beaucoup d'apprécier mon challenge, j'espère que j'arriverai à le garder intéressant pour mes lecteurs et qu'il n'y aura pas trop de redondances avec les générations suivantes  !! ♥♥♥

    8
    Fanfani
    Lundi 30 Juillet à 15:09
    Juste... merci pour ce moment de lecture particulièrement apprécié ! Je suis carrément complètement à fond dedans *blush*
      • Lundi 30 Juillet à 21:04

        Ben merci surtout à toi d'être toujours présente, Fanfani, t'es adorable... wink2 

        Par contre, pense à ralentir un peu car on arrive bientôt à la fin du prologue et j'aimerais pas que tu te retrouves la tête la première dans la mare aux canards... Mais bon, Martial te permettra peut-être de te réchauffer à son feu ! winktongue

    9
    Lundi 30 Juillet à 15:19

    Coucou Parthenia :)

     

    Oui j'avais lu aussi ce chapitre  et je ne sais vraiment pas pourquoi j'ai écrit sur  le précédent  peut être parce que je suis retournée en arrière pour admirer la qualité de tes images , j'adore   l'effet  rétro sépia que tu as posé sur tes Screenshots 

     

    Le profil de Léonce Lesaunier  est  bien  caractéristique  d'une certain milieu   qui va  de la fin du  IX ème et du début du  XX siècle ,  l'homme a toutes  les  prérogatives et a tout pouvoir sur sa femme et ses enfants . En fait il se sert d'eux pour arriver à ses fins

    Vendre sa fille pour un lopin de terre  est indigne d'un père et comme  je le pressens  déjà  cela va lui revenir  comme un boomerang dans la figure 

     j'ai hâte de lire la suite ...

      

      • Lundi 30 Juillet à 21:09

        Coucou Nicole !

        Merci pour les images sépia, mais j'y suis pour rien, c'est un script photoshop que j'ai trouvé sur le net après des jours et des jours de recherches infructueuses... Vu le temps que j'ai cherché à chercher, j'aurais peut-être eu plus vite à bidouiller moi-même les calques... he

        Concernant Lesaunier, j'essaie de coller le plus possible à la mentalité de certains pères d'une époque révolue pour nous, en espérant n'être pas trop outrancière dans le portrait que j'en dresse...

        Tu pressens très bien... wink2

        Passe une bonne soirée !

    10
    GGO
    Lundi 6 Août à 15:50

    Je comprends tout à fait Léonie. La colère l'aveugle pour le moment. Mais elle est attentive. Je pense qu'elle ne va pas tarder à faire le lien entre toutes les preuves de respect de Martial. Seulement, si cela va la rassurer sur ses intentions, j'ai un peu peur qu'avec la rancoeur elle s'en serve pour prendre le dessus pour de bon. Parce-qu'elle a peut être un bon fond, mais elle est bien têtue comme il faut aussi alors je me demande combien de temps il va lui falloir pour enterrer la hache de guerre.

    Pour la nuit de noce, c'est marrant je vois bien Léonie ne pas consommer son mariage !

    Et le père Lesaunier... Aie aie aie... Quelle horreur...

     

    Encore un très beau chapitre Parthenia ! C'est un tel plaisir de te lire !!

      • Mardi 7 Août à 09:39

        Tu as très bien cerné Léonie ! Et du coup, tu as raison de ne pas être rassurée... Mais peut-être cela se passera-t-il mieux que tu ne le crains... ou pas ?!? sarcastic

        Hahaha... j'adore voir vos spéculations sur cette foutue nuit de noces !! ^^ Nan, parce que moi, elle me donne des sueurs pour l'écrire... donc, oui, je recule le moment fatidique, je recule, mais elle finira bien par être publiée... he Et alors, vous saurez tout !! winktongue

        Oui, il n'y a pas grand chose à sauver chez le père Lesaunier... Il est véritablement odieux... 

        En tout cas merci beaucoup pour ton commentaire, c'est tellement motivant de lire vos réactions aux divers passages-clés ! ♥♥♥

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