• [DC] Prologue : Un mariage de printemps (2/5)

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps

    Travaillée par un puissant sentiment d'injustice et de révolte, Léonie avait eu envie de tout casser dans sa chambre. Mais son côté pragmatique avait  rapidement repris le dessus et elle s'était efforcée de calmer cette colère dévastatrice qui n'aurait pu lui être d'aucun secours. Une idée, vite une idée ! Elle avait besoin de trouver le moyen de faire capoter le projet de son père. Elle avait alors regardé par la fenêtre pour constater ce qu'elle savait déjà: il lui serait impossible de s'échapper par-là sans risquer de se briser les os.

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps

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    [DC] Prologue : Un mariage de printemps

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps

    L'arrivée de sa mère, qui revenait du bourg, avait mis fin à ses investigations.

    «Que se passe-t-il avec ton père ? s'était enquis Etiennette sur un ton inquiet. Je vous ai entendus criés depuis le moulin...
    - Il se passe que ton mari veut m'obliger à épouser l'idiot du village et que je m'y refuse... Tu te rends comptes, maman ? Il m'a vendue à lui pour un lopin de terre...
    - Un lopin ? J'avais entendu parler de cinq acres !
    - Maman ! avait protesté Léonie d'un air offensé. De quel côté es-tu ?
    - Du tien, tu le sais bien, ma chérie... Mais j'ai bien peur de ne pas être en mesure de t'aider...»

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps

    « Tu ne peux donc essayer de convaincre père de revenir sur son projet de mariage ?»

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps

    Etiennette s'était pris la tête entre les mains, attristée par son impuissance.

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps

    «Si seulement j'avais une once d'influence sur ton père, mais tu le connais... Il est âpre au gain, et monsieur Lambert vient de lui permettre d'exaucer un de ses vœux les plus chers. Il ne renoncera jamais à cette manne providentielle !
    - Mais enfin, maman, il s'agit de Martial Lambert, un homme qui m'est inférieur par le statut. La coutume veut que les parents laissent la fille choisir entre plusieurs prétendants, et là, non seulement je n'aurai pas le choix mais en plus, je n'aurais même pas la consolation d'améliorer ma position sociale... Ne parlons même pas de ma position économique puisque l'autre benêt a amputé son patrimoine de sa plus belle terre! »

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps

    «Qui sait, ma chérie ? L'amour viendra peut-être avec le temps... et cela compensera ta frustration actuelle...
    - L'amour ? Avec Martial Lambert ?
    - Il a l'air d'un homme bon, Léonie. En outre, il est dur à la tâche et il ne fréquente pas le cabaret où viennent s'enivrer la plupart des hommes du village. Tu aurais pu tomber plus mal, crois-moi... Peut-être aura-t-il la main moins leste que ton père ?
    - Et s'il ne l'a pas ?
    - En tout cas, je n'ai jamais rien entendu de répréhensible sur lui... à part les moqueries sur son bégaiement. Même les commères sont muettes sur ses autres défauts, à croire qu'il n'en a pas. En plus, il est très bel homme, non ?»

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps

    Léonie avait levé les yeux et les paumes au ciel, consternée par la dernière réflexion de sa mère.

    «Maman ! Que me chaut sa beauté si je ne peux considérer mon mari comme mon égal ? Comment pourrais-je apprendre à l'aimer si je ne peux le respecter ?»

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps

    Devant le silence de sa mère, la jeune fille avait compris qu'elle était désormais seule face à son destin.

     

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps (2/5)

    Son mécontentement avait encore empiré le matin de son mariage où sa mère l'avait aidée à se préparer. Tout en laçant la robe de la mariée, Etiennette s'était adressée à sa fille presque solennellement :

    «Léonie, je dois maintenant te parler d'un sujet assez gênant, celui de ta nuit de noces. Autant te faire à l'idée que cela risque d'être douloureux la première fois, puis désagréable les fois suivantes. Le devoir conjugal est malheureusement un des devoirs qui nous incombe et auquel nous ne pouvons nous soustraire. Si tu te refuses à ton mari, il est en droit de...»

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps (2/5)

    Etiennette s'était tue, ne sachant comment formuler sa mise en garde sans se montrer inconvenante.

    «Enfin, tu vois ?
    - Comment verrai-je, maman, puisque je suis encore vierge ? avait assené Léonie, gagnée par une rage de plus en plus froide car elle pressentait ce qui allait suivre.

    Prenant son courage à deux mains, Etiennette avait continué d'une voix un peu chevrotante :

    «... ton mari est en droit de... de t'y forcer...
    - C'est absolument ignoble, s'était récriée la jeune fille, révoltée au plus profond de son être ! Même chez les animaux, les mâles attendent le consentement de la femelle !
    - Léonie, ce n'est pas quelque chose que tu es censée connaître !
    - Difficile de ne pas s'en rendre compte en vivant à la campagne et en observant la parade amoureuse des bêtes qui nous entourent... Je n'ai même pas eu le droit à ma parade amoureuse tant ce mariage a été précipité ! Les gens du village vont me croire grosse d'enfant...
    - Léonie ! s'était offusquée sa mère.
    - Oui, maman ? As-tu d'autres joyeusetés à m'annoncer ? Ou pouvons-nous clore le chapitre sur les devoirs conjugaux ?
    - Une toute dernière chose : tente de rester immobile durant l'acte et de n'y prendre aucun plaisir ou ton mari pourrait te soupçonner d'être une... une gourgandine...
    - Ne vous inquiétez pas, mère, je n'escomptais tirer aucun plaisir de ma vie d'épouse... Et maintenant, si nous pouvions y aller ? Je crois que monsieur Lambert attend la génisse reproductrice qu'il s'est achetée...»

    [DC] Prologue : Un mariage de printemps (2/5)

    Et Léonie s'était dirigée vers le jardin, la tête altièrement redressée telle une reine outragée.

     

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  • Commentaires

    1
    Fanfani
    Lundi 23 Juillet à 22:02
    Ma-gis-tral !!!
    D’un côté la mère qui tente de relativiser l’union à venir, de l’autre une Léonie qui n’est pas en reste sur son rang social. Tout sonne si juste, jusqu’à l’évocation de cette nuit de noces qu’il lui faut subir sans s’émouvoir du vagin au risque de passer pour la chaudasse du village. Allez avoue, tu as vécu combien de vies avant celle-ci Parthenia ?
    Et je rejoins maman, peut-être ne s’en sort-elle pas si mal, le bègue semble avoir quelques atouts dans sa poche.
      • Lundi 23 Juillet à 23:44

        Merci merci merci !! kiss

        Tu m'as tuée avec ton histoire de vagin ! J'ai du mal à m'en remettre !! Encore heureux que j'étais seule à ce moment-là ou j'aurais bien été en peine d'expliquer les raisons de mon hilarité ! he

        Pour tout t'avouer, je n'ai vécu qu'une vie physique mais moult dans ma tête... winktongue Je me sens flattée que tu te sentes autant immergée à cette époque... J'essaie de ne pas écrire trop d'anachronismes ni trop d'inexactitudes historiques, en tout cas, j'essaie de m'imprégner des essais que je lis sur le XIXè siècle pour coller au plus près des mentalités d'alors...

        Tu as sûrement raison de rejoindre maman Etiennette, elle ne peut s'empêcher d'avoir un bon feeling sur Martial mais je ne pense pas que sa fille soit prête à la croire, elle se sent trop humiliée d'avoir été l'objet de ce marchandage matrimonial... Et la suite (l'épisode 5 du prologue) ne risque pas de la faire changer d'avis si vite sur son mari...

    2
    Lundi 23 Juillet à 22:24

    Je suis épaté par ce réalisme , je te jure, j'arrive à ressentir sa colère c'est fou ! 

     

    On voit à quel point les femmes sont impuissantes par rapport aux hommes, déjà la mère ne cherche pas à contredire son mari et en plus elle a dis un truc qui m'a marqué :  Peut-être aura-t-il la main moins leste que ton père ?   Cette phrase ... 

     

    Ensuite le matin du mariage les paroles de la mère m'ont bouleversé pour les femmes ça devaient être une torture ... Les femmes se disent ces choses de mère en fille ça doit être atroce pour les futures mariées ainsi que pour les mamans ! 

      • Mardi 24 Juillet à 00:08

        Merci beaucoup klohma ! kiss

        "On voit à quel point les femmes sont impuissantes par rapport aux hommes, déjà la mère ne cherche pas à contredire son mari et en plus elle a dis un truc qui m'a marqué :  Peut-être aura-t-il la main moins leste que ton père ?   Cette phrase ... "
        Tu as touché du doigt ce que je n'avais fait que suggérer, car oui, il arrive au père Lesaunier de battre sa femme... oh beaucoup moins souvent que d'autres maris, mais malheureusement ça lui arrive, et cela ne choquait pas grand monde !

        Je partage ton émoi sur le sort des femmes mariées. Ca me paraît tellement abominable vu de notre époque mais un mari avait effectivement le droit de violer sa femme, qui ne pouvait refuser d'accomplir ses devoirs conjugaux qu'à deux occasions : la maladie grave et la période de ses règles.

        Toutes les mères ne partageaient pas leurs expériences : par exemple, dans les milieux très aisés, la jeune fille était souvent laissée dans l'ignorance la plus totale du déroulement de sa nuit de noces...
        Malgré tout, il y avait des hommes qui s'indignaient de la brutalité ou de l'indélicatesse de certains de leurs congénères. Par exemple, Balzac recommandait déjà en 1829 :
        « Ne commencez jamais votre mariage par un viol »
        Et presque un siècle plus tard, en 1907, Léon Blum préconisait aux jeunes filles d'expérimenter librement leurs corps avec différents partenaires, avant de se marier et de rester fidèle à un seul homme. Il reconnaissait aux femmes
        les mêmes besoins sexuels que les hommes et le même droit à les assouvir, ce qui était quand même sacrément révolutionnaire!

        Voilà, j'espère que je ne t'ai pas trop ennuyée avec les découvertes de mes dernières lectures et j'espère que j'arriverai encore à retranscrire la dure réalité des conditions de vie e nos ancêtres... wink2

      • Mardi 24 Juillet à 13:18

        Tu m'as pas du tout ennuyée; j'aime beaucoup savoir justement les conditions de vie des époques précédantes! Juste je n'ai pas encore eu le courage de me renseigner par moi même ... mais j'apprécie beaucoup justement les histoires qui en parlent et la tienne du coup même si c'est un histoire de sims, me plait beaucoup par son réalisme ! Alors continue comme ça c'est parfait :) 

      • Mercredi 25 Juillet à 15:46

        Merci beaucoup Klohma ! Mais fais gaffe quand même car dès qu'il s'agit de sujets historiques, je peux me montrer intarissable... wink2

    3
    Mardi 24 Juillet à 11:40

    Il est vraiment très bien écrit ce passage ♥♥♥. Je trouve Léonie aussi en proie aux préjugés de son époque : "mais enfin, maman, il s'agit de Martial Lambert, un homme qui m'est inférieur par le statut". Alors, si son père avait trouvé un homme plus élevé qu'elle, elle aurait dit oui ?

    Pour la maman, c'est aussi compliqué pour elle : elle ne peut guère la défendre sous peine d'être battue par son mari. Ce qui ne changerait rien à l'affaire de toute façon : Léonie serait quand même mariée. Elle essaie malgré tout de la préparer du mieux qu'elle peut à sa future condition matrimoniale. Et elle essaie également de lui faire voir le bon côté de son mari : il ne boit pas. Ce qui ne devait pas être si anodin que ça à l'époque.

    Quand au passage sur le devoir conjugal... Ma fois, je ne sais pas si d'autres mères de l'époque en auraient autant dit. Et je me demande parfois si on en parle vraiment si librement entre parents et enfants à notre époque. Même si nous avons beaucoup d'informations sur le sujet. (petite anecdote personnelle : j'ai été élevé par mes grands-parents. Ma grand-mère ne m'a jamais parlé des règles. J'en ai plus appris sur le sujet avec des copines qui les avaient déjà. Et pourtant nous étions dans les années 90... ).

    Cela devait être une drôle de vie pour les femmes quand même : devoir d'obéissance, devoir conjugal et ne pas y prendre plaisir.. devoir de faire des enfants... Bon, je suppose qu'il faut nuancer un peu aussi : toutes n'étaient pas logées à la même enseigne et certaines devaient être heureuses quand même^^.

    Enfin, tout cela n'augure pas un mariage bien joyeux pour Léonie... frown

      • Mercredi 25 Juillet à 15:24

        Merci Agathe ! ♥

        J'ai beaucoup de chance avec mes lectrices... Vous avez à chaque fois des réflexions pertinentes sur certains des passages de mon histoire (Fanfani et Khloma au-dessus, Larbrenboule en-dessous, toi ici ^^) et ce ne sont pas forcément les mêmes, mais ce qui est sûr c'est que j'aime découvrir les scènes qui vous ont le plus attiré votre attention !

        Tu as tout à fait raison concernant les préjuges de Léonie ! Oui, elle aurait plus facilement agréé un prétendant plus riche. La seule consolation pour elle, en dehors d'un mariage d'amour, c'est de pouvoir transmettre à ses enfants une position sociale meilleure que la sienne, or, avec Martial, elle régresse dans l'échelle sociale et elle sait que leurs enfants auront beaucoup moins que ce qu'elle a elle-même eu la chance d'avoir enfant : ils seront obligés de travailler durement à la ferme dès l'âge de 5 ans, ils ne pourront aller à l'école que durant les mois d'hiver, le reste du temps ils seront occupés aux travaux de la ferme, parce que Martial n'a désormais plus les moyens d'embaucher des garçons de ferme pour l'aider dans son travail...

        Oui, Etiennette en dit sûrement plus que les autres mères de l'époque, mais il lui tient à coeur de préparer son enfant à sa vie de femme afin de lui éviter le plus possible les déconvenues et les traumatismes qu'elle a elle-même connus (quelque part, tu me fais penser à ma mère qui a aussi été élevée par ses grands-parents et qui a cru qu'elle était atteinte d'une grave maladie au moment de ses premières règles... Du coup, elle m'a expliqué le principe des règles quand j'avais 11 ans... Encore heureux que de ton côté, tu avais tes copines pour t'aider à traverser ce moment... Parce que bon, c'est bien de savoir que règles il y aura mais ensuite il faut savoir quoi faire quand ça nous arrive... Mais de toutes façons, comme tu le dis, ce n'est jamais facile de parler avec ses enfants de sujets tabous, même de nos jours. Quand ce sont les parents qui en prennent l'initiative, c'est parfois vécu comme une intrusion : mon ado de fils a été gêné quand je lui ai parlé de préservatifs...he)

        J'espère aussi que les femmes du XIXème siècle avaient des occasions de vraie joie, et que certaines étaient heureuses en couple. Ca devait forcément arrivé, et des hommes éclairés, ça devait aussi exister, qui ne cherchaient pas à aliéner leur femme... Mais bon, les femmes libres ont très longtemps eu mauvaise réputation... jusqu'à nos jours, en fait !

        Pour en revenir à Léonie, elle va sûrement mettre longtemps avant de se faire à ce mariage et de voir les qualités véritables de Martial (j'espère que je vous spoile pas, là !! sarcastic)

    4
    l'arbre en boule
    Mardi 24 Juillet à 12:47

    Alors oui, Etiennette compatit, mais comme elle n'a aucune influence sur son mari (qu'elle a été obligée d'épouser, elle aussi, j'imagine…), elle ne peut que tenter de calmer Léonie qui, de toute manière, va devoir passer à la casserole…  De plus, Martial ne boit pas, ce qui était une qualité non négligeable à l'époque où les hommes abusaient de la chopine parce que c'était "viril". A contrario, un homme qui ne buvait pas était considéré comme une femmelette et c'est certainement une des raisons pour lesquelles Martial est la risée de la contrée (en plus de son côté rustre, de son bégaiement, …).

    Mais Léonie n'est pas dupe non plus, en cédant 5 acres de bonne terre en échange de sa future femme, Martial "s'appauvrit" au profit du père Lesaunier qui va ainsi pouvoir s'enrichir un peu plus, même si c'est au détriment de sa propre fille et de son gendre. Donc, pour Léonie, non seulement elle épouse un jeune homme en-dessous de sa condition, mais la cerise sur le gâteau, c'est qu'il se fait rouler dans la farine par son futur beau-père : la hooonte...

    Quant aux conseils prodigués par Etiennette à Léonie à propos de la nuit de noces et des suivantes, ils m'ont rappelé les paroles de la chanson de Jean Ferrat "Une femme honnête" : https://greatsong.net/PAROLES-JEAN-FERRAT,UNE-FEMME-HONNETE,105715782.html, qui reflète exactement les principes d'éducation des jeunes filles jusqu'au début du 20ème siècle. Ma grand-mère maternelle en était un parfait exemple…

    Encore un paragraphe très réaliste et édifiant sur une époque -heureusement- révolue ! Et vivement la suite… cool

      • Mercredi 25 Juillet à 15:39

        Alors là, tu m'époustoufles, L'arbre en boule... En fait, tu as pris possession de mon cerveau sans que je m'en rende compte et c'est toi qui me souffles Histoires sans paroles dans l'oreillette l'oreille... Que puis-je donc bien te dire à part... que tu as tout compris... tu as même écrit une partie de ma maj 4 à propos de l'impression de benêt que l'on gruge de Martial (cet aspect va normalement être un chouia développé lors du repas de noces)...

        Je ne connaissais pas cette chanson de Ferrat (à part le titre...) mais elle convient parfaitement à cette histoire... Je me souviens d'ailleurs que lorsque j'étais enfant, les femmes divorcées étaient encore considérées comme des femmes de mauvaise vie ! Ce qui m'énerve le plus, c'est toute cette hypocrisie autour de la question de ce plaisir sexuel. Je me souviens qu'une fois ma grand-mère paternelle m'avait confié qu'elle m'enviait ma liberté (j'étais étudiante et vivais avec mon petit-ami... sans être mariée !!!! tu te rends compte ?!? et mes parents ne m'en ont même pas empêché alors qu'ils sont cathos... mais sûrement de mauvais cathos !! sarcastic).  Ma grand-mère, donc, aurait bien aimé fricoter avec des garçons quand elle avait mon âge mais elle avait bien trop peur de se prendre une sacrée trempe par son père... J'ai d'ailleurs été très surprise qu'elle me dise cela car elle était très à cheval sur la moralité des femmes et les apparences de la respectabilité...

        Merci pour ton commentaire et d'avoir pris le temps de détailler chaque aspect de cette MAJ, c'est toujours intéressant... Pour la suite, elle ne devrait plus tarder... wink2

    5
    GGO
    Jeudi 26 Juillet à 00:30
    Eh ben... le passage sur le droit au viol et le non plaisir m'a appris des choses!Mais quelle bande de sauvages! Punaise mais à quel moment ça a dérapé pour que la femme soit déconsiderée de la sorte...

    C'est pas la joie, mais ça prend aux tripes! Bravo pour ce beau texte avec du vocabulaire recherché. C'est très agréable :)
      • Jeudi 26 Juillet à 15:20

        Moi aussi j'aimerais bien savoir quand ça a dérapé... Instinctivement, j'aurais envie de dire que la religion chrétienne a été le premier grand mal pour la femme... mais en réfléchissant, cela avait déjà mal débuté pour nous avec les civilisations gréco-romaines, très machistes, et qui exerçaient un contrôle très strict sur la sexualité des femmes, car les biens et le nom des hommes devaient être transmis à un héritier dont la légitimité ne pouvait être remise en cause...  Donc pour résumer et schématiser grossièrement, la sédentarisation et l'acquisition de biens nous ont causé beaucoup de torts, et ensuite, la religion a pris le relais en salissant notre réputation (la femme vile tentatrice, son corps qui n'est qu'une souillure, toussa toussa)...

        Pour en revenir sur le droit des maris au viol, le plus triste, c'est qu'en France, le viol conjugal n'a été reconnu comme tel et n'est devenu condamnable par la loi qu'au début des années 90 (et je parle de 1990, pas de 1890, hein !! cry)...

        Bref, je suis contente que mon histoire te plaise malgré les thèmes pas très joyeux abordés.

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