• [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    N'avoir pour patron que le vent, la pluie et les saisons convenait parfaitement à Martial Lambert, même si, les mauvaises années, ses efforts pouvaient être réduits à néant. Mais au moins, il n'y avait plus de contremaître pour l'obliger à accomplir des tâches dangereuses, comme ramper sous un métier en marche ou grimper dessus pour replacer sur l'axe la courroie de transmission, ignorant sciemment son statut d'enfant. Il n'avait plus à subir toute cette insouciance criminelle, due à l'appât du gain et cause d'accidents affreux, comme celui qui avait coûté la vie au fiancé de sa sœur et un bras à son père.

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    Il arrêta brusquement la cognée, surpris de repenser à cette tragédie qui amènerait immanquablement les souvenirs douloureux de tous les autres malheurs qui en avaient découlé. Or, il refusait de se laisser rattraper par les fantômes du passé. Il venait d'épouser la femme dont il était profondément épris. Il l'avait quittée à la pointe de l'aube mais à cet instant, il n'avait qu'une hâte : se retrouver dans l'angle de son regard, à portée de sa voix, attendant d'être entendu jusque dans ses silences. Il se sentait tellement frustré de ne pouvoir lui parler sans bégayer, de ne pouvoir lui dire tout ce qu'elle lui inspirait de doux et de délicat, tous ces espoirs d'un foyer heureux et chaleureux rempli par les rires de leurs enfants.

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    Il se laissa glisser le long de l'arbre, s'adossa au tronc. Penser à elle avait fait accélérer les battements de son cœur et affluer les merveilleuses images de sa journée de mariage. Sa danse avec Léonie, si éclatante de beauté dans sa robe de mariée, le front ceint d'une couronne de fleurs dont le parfum enivrant flottait encore à ses narines. Le baiser qu'il lui avait donné après l'échange des anneaux et cette furtive mais délicieuse étreinte qui étaient pour lui le début d'un langage. Et puis... et puis... dans les ténèbres de la chambre, la trouée blanche de sa chemise de nuit qui l'avait guidé jusqu'au lit.

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    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

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    Quel instant d'angoisse mêlé de bonheur, où il s'était senti à la fois ridicule et désorienté face à la forme immobile de sa femme allongée, tel un gisant de pierre, sur les draps ! Il avait tenté de se rappeler les conseils de sa sœur, le matin même, seul membre vivant de sa famille ayant quelque expérience au déduit : montre-toi bon, montre-toi doux, montre-toi tendre, Martial ! Il avait ressenti tout le poids de la responsabilité lui étant échu de faire accepter à sa jeune épouse la plus dure des réalités sans briser ses rêves de jeune fille. Un genou enfoncé dans le matelas, il s'était alors immobilisé pour la contempler amoureusement. Que pensait-elle à ce moment ? Avait-elle aussi peur que lui ? Car lui tremblait d'effroi, autant que de désir... Il fut tenté de rebrousser chemin et de se rhabiller mais la tentation de cueillir un dernier baiser sur ses lèvres fut la plus forte. Et ensuite, quand il avait tenu entre ses bras ce corps souple et doux, il n'avait plus eu qu'une seule envie : se fondre en elle pour ne plus former qu'un seul être.

    Mais maintenant qu'était passée l'ivresse des premières heures, des détails revenaient peu à peu à la surface gâter le merveilleux souvenir de sa nuit de noce. Sans qu'il sache pourquoi, sa conscience le tourmentait et il ne pouvait se défaire de l'impression de s'être mal conduit. Martial se demandait s'il avait bien interprété l'attitude de son épouse. Était-elle vraiment consentante ?

    «Bien sûr que non, idiot ! se morigéna-t-il en pensée. Elle faisait son devoir mais n'avait certainement pas envie de toi... Quelle femme en aurait envie ?»

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    Il n'avait plus tellement hâte de rentrer chez lui maintenant, tant il se sentait l'âme d'un misérable. Et pourtant, il ne pouvait pas se conduire comme un lâche et faire comme s'il n'avait aucune responsabilité dans ce qui s'était passé... Malgré sa décision, il retarda encore le moment de regagner sa ferme. Mais aucune de ses occupations préférées ne réussit à apaiser son tourment moral. 

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    Il hésita encore en arrivant devant chez lui, se résigna finalement à entrer, angoissé à l'idée qu'elle ne le regarde plus qu'avec horreur ou pire, qu'elle ne demande à repartir vivre chez ses parents. 

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    Léonie sursauta quand elle entendit la porte s'ouvrir. Elle était en train de préparer le souper, se demandant combien de temps elle devrait le tenir au chaud puisqu'elle ne savait pas quand son mari serait de retour. Elle se retourna vivement, s'adressa à lui tout en baissant les yeux, gênée :

    «J'ai cuisiné une soupe de poissons. Voulez-vous vous mettre à table maintenant?»

    L'effleurant à peine du regard, Martial lui montra ses mains pour lui signifier qu'il allait les laver avant de se diriger vers la pompe. Léonie s'empressa de dresser la table. C'était la première fois qu'ils allaient vraiment se retrouver face à face et elle se sentait affreusement nerveuse. Elle aurait certainement été très étonnée d'apprendre que son mari l'était autant, voire davantage qu'elle.

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    Peu après, Martial coupa le pain après l'avoir marqué au dos d'une croix tandis que Léonie s'affairait autour de lui, versait la soupe dans son assiette, le vin dans son verre.

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    Elle s'apprêtait à retourner vers le comptoir quand Martial la saisit par le poignet :

    «A-a-a asseyez-vous, je vous prie, lui commanda-t-il doucement.
    -Mais... c'est mon devoir de servir mon mari et de rester debout autant qu'il le faudra.
    - Cette cou-cou-coutume n'a pa-pa-pa pas lieu chez moi ! A-a-a asseyez-vous...» 

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    Léonie obtempéra. Le silence s'installa, seulement troublé par le bruit des cuillères raclant les assiettes. Elle l'observa à la dérobée. Il semblait soucieux. Un pli creusait son front, tandis que ses beaux yeux bleu-vert exprimaient une tristesse indicible. Que s'était-il donc passé pour que son humeur changeât à ce point ? Il semblait si heureux la veille... L'avait-elle déçu la nuit dernière ? Elle était pourtant sûre d'avoir accompli ses devoirs de manière satisfaisante en restant parfaitement immobile et détachée. 

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    Léonie fut décontenancée quand Martial, après avoir plié son couteau signifiant par ce geste la fin du repas, partit brusquement vers l'étable. Elle avait l'impression qu'il cherchait n'importe quel prétexte pour fuir sa présence. Elle aurait tant aimé qu'ils aient une véritable conversation leur permettant de mieux se connaître, mais il était resté désespérément silencieux durant le repas.

    Ne voulant pas céder au découragement, Léonie avait fini de ranger la cuisine, et comme l'échappée de M. Lambert dans l'étable s'éternisait, elle se prépara pour la nuit avant de s'asseoir sur le lit et d'attendre nerveusement le bon vouloir de son mari. 

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    De son côté, Martial trouvait un exutoire pour déverser sa frustration en nettoyant l'étable pour la deuxième fois de la journée. Il avait peur de ne pouvoir s'exprimer intelligiblement au moment de sa repentance, et il regrettait à cet instant de n'avoir pas apporté plus de soins à l'apprentissage de l'écriture qui lui aurait permis de coucher au moins ses mots sur le papier. Ses pensées coulaient pourtant si clairement dans sa tête. Pourquoi étaient-elles incapable de suivre le même chemin hors de sa bouche ? Il se rappelait avec douleur qu'il n'était pas bègue, enfant. Avant ce drame qui avait marqué sa vie à jamais.

    Il répéta inlassablement son discours en silence, jusqu'à en connaître la moindre virgule, la moindre respiration. Puis, il reposa la fourche à fumier contre le mur de l'étable. Il était maintenant temps pour lui de se confronter à sa femme. 

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

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    Léonie l'attendait, les mains crispées sur le rebord du lit. Elle ne tourna pas la tête quand il s'assit doucement à côté d'elle, à une distance respectable, pour ne pas la mettre plus mal à l'aise qu'elle ne semblait déjà. Enfin, il se décida à parler :

    «Je-je-je je suis désolé pour hier ! J'au-jau-jau j'aurais dû attendre que-que que vous soyez vraiment prête ! Je ne vou-vou-vou-vous importunerai plus, à-à-à à moins que vous ne me-me me fassiez signe ! J'espère que vous me pardonnerez da-da da-da d'avoir tout fait à l'envers...»

    Léonie regarda son mari, infiniment surprise par ces paroles et n'osant trop y croire. Pourtant, les mots vibraient dans l'air, remplis de sincérité et de contrition. 

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    "[DC]

    La jeune femme était secrètement reconnaissante à son mari de se montrer patient. Elle n'était pas prête à le reconnaître mais elle se sentait profondément touchée par la délicatesse dont il faisait preuve à son égard et dont elle l'aurait cru totalement dépourvu. Et comme elle ne savait trop comment lui exprimer sa gratitude, elle glissa sa petite main blanche dans la grande main calleuse.

    «Rassurez-vous, M. Lambert, car vous ne m'avez pas blessée la nuit dernière.»

    Martial se sentit submergé par l'émotion intense que cette simple phrase provoquait. Il tenta de réprimer les battements désordonnés de son cœur puis, sans lâcher ses doigts entrelacés aux siens, il lui sourit timidement. 

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    «Do-do-dormez maintenant, jai-jai-jai-j'ai encore à faire...»

    Et il l'embrassa doucement sur le front. 

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    Il fit semblant de s'occuper le temps qu'elle s'endorme. Puis, il s'enveloppa dans une couverture, prit place sur une des inconfortables chaises de la cuisine.

    Alors la longue nuit commença, celle où il veilla amoureusement sa femme endormie, renouvelant en pensées la promesse solennelle qui avait scellé leur premier baiser.

     

    PRÉCÉDENT ι SUIVANT

     

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  • Commentaires

    1
    GGO
    Jeudi 25 Octobre à 12:03

    Aaawwwww.......

     

    Mais ce qu'il m'attendrit ce Martial <3 Il est tellement touchant ! Le pauvre ! Quelle époque terrible ! On se plaint aujourd'hui, mais au moins contrairement à l'époque, on peut prévenir, informer. Pauvres enfants... 

    Un chapitre magnifique, encore bien documenté. Honnêtement, c'est une de mes histoires favorites. 

     

    Bravo. Et merci de partager ça avec nous.

      • Samedi 27 Octobre à 09:25

        Merci surtout à vous de faire vivre mon  histoire en la commentant !

        Je suis contente que Martial trouve les faveurs de mes lectrices... ^^ Mais ça va finir par se voir qu'l est mon chouchou, non ? he

        C'est vrai que l'on a parfois tendance à se plaindre d'aise et que l'on oublie combien la vie pouvait être dure autrefois ! Même si les enfants gagnaient beaucoup moins d'argent que les adultes, le peu qu'ils rapportaient permettait de joindre les deux bouts ! Mais leurs conditions de travail étaient terribles ! J'ai lu pour me documenter à ce sujet des choses qui serrent le coeur et qui indignent ! Et dire que nos enfants râlent pour aller à l'école, ils ne se rendent pas compte que l'école obligatoire les a libérés de cet esclavage et de cette exploitation... arf

        Encore merci pour ton enthousiasme ! ♥♥♥

    2
    Jeudi 25 Octobre à 12:29

    Ils se sont parlés ! Ils se sont enfin parlés. Bon, ce n'est pas grand chose, hein mais c'est un bon début. ♥♥♥

    J'aime beaucoup l'introspection que tu fais sur Martial et sur son passé, cela nous éclaire encore mieux sur ce jeune homme. Et quelle tristesse franchement dans ce qui est arrivé à lui et à sa famille, dans cette manufacture. On comprend beaucoup mieux son intérêt à être maître de son destin et redevable uniquement de lui-même (et malheureusement, point hors-sujet, il y a encore de nos beaucoup trop de pays qui laissent travailler des enfants dans des conditions dangereuses... ).

    J'ai l'impression qu'ils ont quand même un peu avancés dans leur relation. Il faut espérer que cela continue ainsi. Léonie a tellement à desapprendre sur beaucoup d'éléments, et je ne parle pas que de l'acte charnel mais aussi de la vie quotidienne. Martial sera un bon professeur ;)

    J'ai foi en l'avenir pour ces deux-là ♥

    On se laisse toujours autant porter par tes images et ton récit, c'est bien agréable.

      • Samedi 27 Octobre à 10:04

        J'avoue qu'en écrivant le point de vue de Martial, j'avais quelques doutes... J'avais peur de vous lasser avec leurs atermoiements... alors j'espère que vous serez encore patients, parce que je compte faire évoluer leurs relations très doucement...  wink2

        Encore une fois, je suis ravie que Martial récolte autant vos suffrages ! C'est un personnage auquel je suis fortement attachée ! 

        "On comprend beaucoup mieux son intérêt à être maître de son destin et redevable uniquement de lui-même"
        C'est on ne peut plus juste... Lui et sa famille ont tellement dépendu de patrons indignes et qui les payaient juste pour qu'ils survivent et reviennent travailler se faire exploiter qu'il se sent profondément heureux dans sa nouvelle vie ! Même si celle-ci est parfois rude, mais au moins, il se sent libre et il se nourrit du produit de ses terres !

        Oui, Léonie n'a pas l'habitude que les femmes soient traitées comme l'égale de l'homme. Mais Martial a été nourri enfant des idées républicaines (et progressistes) de son entourage. Il vient d'un milieu ouvrier où les femmes sont beaucoup plus libres que leurs consoeurs. Il y a une très forte solidarité entre ces femmes d'ouvriers qui n'hésitent pas à se donner des conseils de contraception, voire d'avortement ! Après, leur vie n'était pas rose pour autant, et certaines devaient malheureusement subir la violence de leurs maris, mais hommes et femmes ne focalisaient pas sur le fameux honneur des filles, et n'hésitaient pas à vivre à la colle...

        Léonie et Martial sont sur la bonne voie... même s'il y aura encore quelques incompréhensions et quelques blessures involontaires... Mais oui, tout finira par s'arranger (et je croise les doigts pour que Saisons ne vienne pas tout foutre en l'air en foudroyant un de mes sims parce que j'ai de grands projets pour mon petit couple !! he)

        Merci pour ta fidélité ! ♥♥♥

         

        PS : Ca m'attriste aussi que tous les enfants sur terre ne bénéficient pas des mêmes droits que les nôtres... Mais tant que leurs parents n'auront pas eux-mêmes des salaires décents, et tant que la réglementation de leur pays le permettra... arf

         

    3
    Jeudi 25 Octobre à 15:12

    J'ai l'impression que Léonie a vu en son époux ce que lui est encore incapable de voir: à quel point il mérite d'être aimé ♥♥

    Je suis toute émue par la douleur de ce jeune homme et ses pensées si nobles.  C'est tellement beau, quelle belle personne.

    Je dois avouer aussi que Léonie m'a émue, aussi, par cette envie de "bien" faire, de rester à sa place et dans son rôle.  Oui, je l'ai trouvée très touchante elle aussi et à la hauteur de l'amour que lui porte son époux, lorsqu'elle posa sa petite main blanche dans celle caleuse de Martial.

    Ma foi, il semblerait que oui, ce serait possible pour ces deux-là de s'aimer et d'être heureux ensemble.  Qu'est-ce que je suis contente! :D

      • Samedi 27 Octobre à 10:35

        "J'ai l'impression que Léonie a vu en son époux ce que lui est encore incapable de voir: à quel point il mérite d'être aimé ♥♥"
        C'est tout à fait ça ! Martial a tellement été moqué pour son bégaiement quand il était enfant puis adolescent qu'il a perdu toute confiance en lui et qu'il se pense indigne de l'amour d'une femme (n'oublions pas que ses rendez-vous avec certaines de ses cavalières au bal du village ont tous tourné au fiasco, ce qui ne l'a pas aidé à améliorer son estime de lui-même ! winktongue)

        La vie n'a guère épargné Martial, beaucoup plus que ce que je n'ai pour l'instant dévoilé... Mais il a su préserver cette espèce de douceur qui le caractérise. Enfin, c'est comme ça que je le vois...

        Malgré tout ce qui oppose Léonie et Martial (ils viennent de deux mondes diamétralement différents avec des mentalités différentes), l'amour est effectivement possible entre eux : ils possèdent tous les eux les qualités indispensables pour le faire éclore... ^^

        Je suis heureuse que Léonie ait réussi à te toucher. Perso, elle me fait de la peine... Mais bon, si le jeu ne s'en mêle pas, tout devrait bien finir pour elle ! yes

        Merci pour ta présence si bienveillante ! ♥♥♥

    4
    Jeudi 25 Octobre à 15:44

    oooooh mais il est trop mignon !!!!! 

     

    Mais enfait, c'est vraiment une discussion qu'il faudrait à ces deux là! Ils ont peur d'avoir fait un truc de travers alors qu'ils veulent juste être courtois l'un envers l'autre je trouve ça très respectueux de leur part! Je crois qu'avec le temps ils sauront vivre ensemble et ce sera un très bel exemple pour leurs enfants!

     

    Je pense pas que tous les hommes de cette époque, s'inquiétaient du consentement de leur femme! Et ça encore Respect Martial!

      • Samedi 27 Octobre à 10:53

        Comme tu le remarques si judicieusement, il faudrait effectivement qu'ils crèvent l'abcès de leur non-dits pour que leurs relations puissent évoluer favorablement ! C'est ce que Léonie attend et que Martial voudrait bien lui donner mais il s'en sent empêché par son bégaiement qui le complexe énormément (il doit se concentrer énormément pour ne pas à buter sur chaque mot et une longue conversation lui est impossible, il essaie toujours d'aller à l'essentiel...)...

        Effectivement, les femmes devaient se plier à leurs devoirs conjugaux dont elles étaient dispensées seulement en période de leurs règles ou de grave maladie ! arf Par contre, elles pouvaient saisir les tribunaux si leurs maris s'adonnaient sur elles à des actes sexuels considérés comme déviants...

    5
    Titou5913
    Jeudi 25 Octobre à 23:19

    J'ai découvert ton histoire/challenge suite à un post de GGO et je viens de tout lire d'une traite , frustrée quand je suis arrivée au bout xD Ils sont vraiment trés choux et me rappelle un des couples de mon decade ! Vivement la suite , j'adore :D 

      • Samedi 27 Octobre à 10:58

        Merci à GGO pour le coup de lumière sur mon histoire alors !

        Et merci à toi d'avoir pris le temps de laisser une trace de ton passage, c'est toujours un plaisir de lire les réactions de mes lecteurs !

        J'espère que la suite te plaira tout autant.

        Encore merci pour ton gentil commentaire !

        PS : j'ai peut-être mal regardé mais je n'ai pas trouvé ton decade sur le fofo ?

      • Titou5913
        Mercredi 7 Novembre à 19:31
        Oui j'aime lire les réactions aussi alors ça me paraît normal de laisser un commentaires :)
        Je suis sûre que la suite sera tout aussi présente.

        Mon decade n'est pas sur le fofo mais sur mon compte Facebook, tu peux m'ajouter si tu le souhaite je partage de tout plus aisément que sur le fofo je dois dire, c'est Tiphaine sims. Pour le decade je ne voulais pas écrire réellement une histoire très construire mais je le narre rapidement, entre l'histoire et le résumé, j'en suis à la 3ème decade.

        J'en profite pour te dire que j'ai loupé la participation en ce qui concerne les sims mais si tu as de nouveau besoin à l'occasion j'ai donc des sims en tenue d'époque et si tu le souhaites j'ai également durement glané des Cc maxis match trié par époque dont j'ai fais les liens mediafire donc n'hésites pas au besoin ;)
      • Mercredi 7 Novembre à 20:36

        Je vais t'ajouter tout de suite...

        C'est vrai que le fofo, c'est bien, mais on est parfois limité par la charte du forum (que je comprends et accepte), mais du coup, on est obligé de se restreindre pour le développement de certaines parties...

        Bref, j'aurais sûrement besoin d'autres sims (par exemple, pour l'automne et l'hiver, j'aurais besoin d'un sim mâle, ami un peu marginal de Martial)...

        En tout cas, merci beaucoup pour ta proposition de liens. Je pense avoir bien fait le tour des CC de cette période, et je trouve que les hommes sont vraiment mal lotis, si bien que je suis en train de me demander si je ne vais pas faire des vêtements pour Martial (sa catégorie sociale est la grande oubliée !)

         

    6
    L'arbre en boule
    Vendredi 26 Octobre à 17:25

    Retard rattrapé ! 

    Les jeunes mariés s'apprivoisent petit à petit et Léonie commence à se rendre compte qu'elle n'a pas épousé un rustre, mais un homme attentionné et respectueux qui l'aime passionnément et n'a qu'un souhait, la rendre heureuse.

    Martial n'a pourtant pas été gâté dans sa jeunesse, le pauvre, mais la roue tourne ! Il a pris son destin en main et a déjà réussi à changer de vie en choisissant de quitter la manufacture pour s'installer dans cette ferme plutôt rudimentaire, mais où il ne risque pas d'y laisser sa peau… Et puis il y a la belle Léonie dont il est éperdument amoureux et pour laquelle il a sacrifié de bonnes terres. Mais il a réalisé son rêve puisqu'elle est devenue son épouse.

    Finalement, Martial n'est peut-être pas très instruit, mais au moins, il sait ce qu'il veut ! (et ce qu'il ne veut plus)

    Du côté de Léonie, c'est pas encore l'amour fou (on en est encore loin !), mais après avoir lu ce dernier chapitre, je suis certaine que Martial saura la rendre heureuse et qu'elle finira pas tomber amoureuse de son mari ! (en plus il est BG, ce qui ne gâche rien…)

    Encore merci pour cette belle histoire et vivement la suite smile (parce que la nuit de noces a dû porter ses fruits, non ? he)

      • Samedi 27 Octobre à 11:14

        YOUPI ! Ton optimisme est "reviendu" !

        C'est vrai que sous la douceur de Martial se cache une grande détermination ! Il a survécu à tellement d'épreuves injustes, il a été témoin de tant de choses laides dans son enfance qu'il est devenu un battant par la force des choses et qu'il ne baisse pas facilement les bras ! Il avance son petit bonhomme de chemin, sans se soucier du regard des autres et en essayant de rester fidèle à lui-même et à ses valeurs...

        Martial est un vrai gentil, qui porte sur les autres, malgré son passé douloureux, un regard bienveillant et indulgent... Il a beaucoup à apporter à Léonie qui ne se rend pas encore compte de la chance qu'elle a de l'avoir pour mari... Il faudra sûrement attendre quelque coup de pouce de personnes bien intentionnées à leur égard pour débloquer la situation...

        Moi aussi, je le trouve très beau (oops), mais cette beauté est plus une gêne pour Martial qu'autre chose ! 

        Merci pour ton passage qui me fait toujours autant plaisir ! ♥♥♥ J'ai sauté de joie quand j'ai eu la notif de ton message, et si j'avais su j'aurais fait un double salto arrière ! winktongue

        PS : dis donc, t'essaie de me tirer les vers du nez pour le fruit qui naît dans les choux et les roses, nan ?!? Eh bé, je te ferai la même réponse qu'à Agathe : tu devras attendre le bonus après la 5è maj pour savoir si l'ovule de Léonie a été fécondée, nan mais ! he

         

    7
    MyAngy
    Dimanche 11 Novembre à 16:56

    J'ai enfin trouvé le temps de me poser pour découvrir, à mon tour, ton histoire !

    Et quel plaisir, j'ai été totalement emporté. Pour moi aussi, l’immersion fut totale.

    J'ai adoré la 2e partie du 1er chapitre (enfin la conversation entre Léonie et sa mère), ce passage m'a bien fait rire ! Mais j'ai été de suite intriguée par Martial, qui me paraissait être un homme bon, mais malheureusement, sous estimé.

    Je suis certaine que Léonie ne sait pas à quel point elle a de la chance de l'avoir rencontré ! Mais bon tout cela n'est que ce que je ressens et je ne suis pas à l'abris que les choses ne se déroulent pas tout à fait comme cela.... Conclusion, je suis impatiente de découvrir la suite de cette superbe histoire !

      • Dimanche 11 Novembre à 21:56

        Ca me touche beaucoup que tu aies lu mon Decades depuis le début et que tu aies apprécié!

        C'est vrai que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire la scène entre Léonie et sa mère (c'est celle que j'ai écrit d'une traite, à croire que j'étais inspirée !! he)

        Comme tu le soulignes, Martial n'est pas vu à sa juste valeur par l'ensemble du village, et par ricochet par sa jeune épouse. Mais tout un tas d'événements (ainsi que le comportement de Martial dont Léonie commence à prendre la mesure) va peu à peu la faire changer d'avis et lui faire prendre conscience de la chance qu'elle a !

        Merci de ton passage ! ♥

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